≡≡ Cette histoire est pathétique. Et pas qu'un peu. Jusqu'à ses petits engrenages elle est plongée dans un pathétisme incroyable. Et vous savez pas la meilleure, ça me fait devenir d'un cynisme...que personne ne comprend.
≡≡ J'ai toujours trouvé ça formidable les gens qui s'indignent telle une pucelle effarouchée lorsqu'ils découvrent...que vous n'êtes pas tels qu'ils l'ont si longtemps pensé. La gentille petite fille bien naïve, toujours prête à rendre service aux autres, à tendre la main, à donner de l'espoir et distribuer du sourire ne se révèle plus tout à fait docile quand on lui casse quelque chose. Mais c'est humain vous savez. Quand on casse, on paye. Quand on vole, on tombe. Forcément.
Ecraser, piétiner la confiance est quelque chose que je n'accepte pas. Bousiller une partie de moi que j'ai donné pour rien, ça non plus je ne digère pas. Alors vous croyez sincèrement qu'après ce ballotage de c½ur qui a duré 6 mois, avec fracas de confiance ça ne fait rien ? Que la petite fille qui s'est pris un mur en pleine gueule, trompée jusqu'au bout, manipulée et qu'on a fait marcher vers du vide allait rester gentille ? Que donner du noir comme inquiétude ça ne bouffe pas ?
Faut pas rêver...
≡≡ On dit que les gens les plus timides et les plus gentils...sont souvent les plus dangereux. Ca n'est peut être pas faux n'est ce pas maintenant qu'on y pense hein ?
Franchement...pour le dommage commis, j'ai été trop gentille.
Par un commentaire bourré d'ironie et de cynisme gentil, ça y est, c'est la fin du monde, l'attaque personnelle à main armée pointée sur la tempe, la peur de l'insécurité qui resurgit...comme si il y avait quelque chose à craindre. Faut drôlement se sentir coupable pour réagir ainsi..
Vous méritez sacrément ce qui vous tombe dessus, tous...autant que vous êtes.
≡≡ J'ai été prise dans des filets tissés d'immaturité. Je m'y suis laissée prendre, comme une débutante. Trop de lumière de croyance dans les yeux. J'ai cru à tous ces flots de mensonges et je me les mettais dans la tête, les faisais tourner pour essayer de leur faire trouver une solution à tout ça. A cette histoire je lui donnais du crédit, une chance, un espoir, tout ce que j'avais de disponible dans le magasin du c½ur. J'y ai mis un petit peu de chaque, mais de tout. Et tout a été écrasé. Tout à éclaté. Vous savez, comme cette bulle qu'on souffle à travers un anneau quand on est petit. On la forme, elle est belle, bien ronde, solide, on se dit qu'elle ira très haut cette fois ci. Pas comme l'autre qui a éclaté à peine soufflée. Alors elle s'envole, doucement, sûrement. Et toi tu la regarde, des étoiles qui brillent dans tes yeux et le début d'un sourire émerveillé qui va avec. Et puis, sans que tu comprennes vraiment pourquoi, elle éclate. Dans le vide elle disparaît. Elle n'est plus là, plus aucune trace même...de son existence. A part toi, personne ne sait ce qui s'est passé en toi pendant cette envolée. Personne ne sait ce que tu as sacrifié pour que cette bulle aille toujours plus haut encore. Tu aurais voulu qu'elle reste toujours là.
≡≡ Mais non, maintenant c'est trop tard. Un morceau s'est trouvé fracassé contre le mur, pour bien montrer qu'il n'était rien. Du vent.
C'est horrible. Tout ça pour rien. Tout ça pour servir une mentalité manquée. J'ai sacrifié pour du vide, du néant, des neurones absents, un complexe d'adolescent.
≡≡ Alors ça pardonne pas. Jamais. Et ça restera là. Toujours. Des dents serrées sur cet arrière goût de colère à chaque fois que j'y repense. Tu pourras bien tout faire. C'est terminé. Tout est cassé. Même l'infime part de vérité s'est brisée. Fallait pas commencer. Fallait pas toucher. Je m'applique à recoller les morceaux. Mais je le fais toute seule. Pas question de laisser quelqu'un s'en approcher. J'ai retenu la leçon. Je vais réassembler ce qui a éclaté, bout par bout, sourire par sourire. Mais il manquera à jamais quelque chose. En y repensant je m'en fiche, ça ne me regarde plus. Ce morceau qui ne pourra plus jamais rentrer dans l'histoire, il était pour toi.
Alors moi, peu m'importe si je ne l'ai plus maintenant. Je peux vivre sans, et même...plus forte pourquoi pas.
Et toi ?