Live Journal joined !



Après moult tentatives avortées par le passé, j'ai créé avec satisfaction mon L J (Live Journal) que je comprends enfin grâce à Ga' .

Ô joie.
Vous pouvez aller l'admirer ici de ce pas.

Cependant, si vous n'êtes pas fortiches en anglais, c'est - presque - perdu d'avance pour vous.


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_____C'est tellement fragile, l'amitié. Et pourtant, je t'aime, tu sais. Je ne veux plus savoir pourquoi. A cause du passé très certainement. Je dis que tu es ma meilleure amie par réflexe, sans réfléchir. Tu as été ma vraie meilleure amie, je n'en n'ai jamais eu d'autre, alors il faut bien. Il faut bien que je m'aide. Ca n'est facile pour personne d'avoir un coeur qui s'est vidé. Des amis, je commence à en avoir plein depuis que tu n'es plus là. La place était immense, alors je l'ai comblée.
_____Longtemps je t'ai accusée. Tout était de ta faute. Nous nous aimions si fort, nous les âmes soeurs, les jumelles , et cela avait cessé. Ca ne pouvait être que toi la lâcheuse, la méchant égoïste qui n'avait plus besoin de moi. Nous nous voyons aujourd'hui et nous nous aimons encore, je sais, mais tout a fadé. La vie a changé autour, et je suis vieille maintenant. Il y a tant de gens à voir, du travail et des dîners, des voyages, des lectures, des fêtes pour boire du champagne et s'amuser. C'est tellement sérieux l'amitié. Pour te remplacer, j'aurai des enfants. Et parfois un sourire, un battement de cils, des taches rouges sur ton cou me projettent en arrière et nous avons à nouveau quinze ans. Je me souviens de nos fous rires, de cette complicité implacable qui nous plaçait hors de tout. Oui, le monde pouvait bien s'écrouler. C'est un long deuil, mais ça viendra. Ce sera une bonne nouvelle. C'est pour cela que tu ne recevras jamais cette lettre. Je la donnerai à mes souvenirs.
Camille de Peretti.



Live Journal joined !

# Posté le jeudi 07 août 2008 04:06

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 05:46

Thank God I found youYou brought the sunlight, completing my all night

Thank God I found youYou brought the sunlight, completing my all night

Une absence sourde pèse sur le c½ur. Un poids qui s'était vu pousser des ailes, qui s'était fait presque oublier pendant une petite semaine. Les ailes ont disparus à la seconde où la voiture s'est éloignée. J'ai senti le vide reprendre sa première place de douleur silencieuse, creusée depuis des années et qui trouve trop souvent rien pour l'apaiser. Le poids du monde et du ciel s'est fait sentir autour de moi, mon c½ur a vacillé et les larmes ont dévalé mes joues. La seule fois où j'ai pleuré pour une telle absence était le jour du départ de mon frère en prépa. J'avais 10 ans, et je voyais le train Reims-Paris me l'enlever à grande vitesse. D'un coup, je ne le voyais plus tous les jours, mais une fois par mois. Maintenant je le vois une fois tous les deux mois si j'ai de la chance. Je m'y suis fait. Mais je lui en veut toujours d'être parti si tôt. On s'est raté de peu. 8 ans d'écart, ça ne se raccourci pas en une année. J'ai 18 ans, il en a 27. Le fossé des générations devient moins profond, mais il n'est plus là. Je ne connais pas mon frère, alors que je l'ai côtoyé pendant 10 ans chaque jour. Un étranger dont je connaissais le prénom, le nom, la date d'anniversaire, les études, la passion, les amis, mais dont les goûts de ses rêves, ses espérances et attentes de la vie me sont passés à travers, inaccessibles, comme un coup de vent au parfum unique qui ne t'effleura jamais plus les joues.
J'essaye de le retrouver, de passer du temps avec lui, mais je vois bien que maintenant, je ne suis plus la seule à qui il donne de son temps. Je n'ai plus que la dernière part du morceau de sa vie. Le tout dernier, le plus petit, la version en différé voire un peu ratée. Je suis sa s½ur, mais la dernière sur la liste. Je ne sais toujours pas qui il est, et j'ignore si un jour il m'accordera suffisamment de temps pour me le montrer.
Je suis seule maintenant. Et ça se dégrade autour de moi, parce que je réalise que la base sur laquelle je me suis toujours reposée, est fissurée, pleine de croyances et d'acquis véreux. La question qui se glisse en moi depuis quelques semaines m'est d'une vérité terrifiante : qui me reste-t-il ?


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Merci pour cette semaine magnifique. Cela faisait des années que j'avais pas eu autant de bonheur en condensé.
Ca me manque. Tu me manques déjà.

« Y a vampire sous calbut »
« Ooops ça colle ! »
« La première qui touche à mon café, elle me verra pas brilleeeeer »
« Je briiiiiille youhouuu ! »
« Rhan Béné la quiche »
« La loose j'te jure »
« Y a pas moyen j'te diiiis, Jacob au chiottes. M'en vais te le faire tomber dans un trou et il va finir noyé dedans, non mais oh ! »
« My name is Hiney, Rob Hiney »



J'en ai oublié ?


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# Posté le lundi 28 juillet 2008 14:31

Modifié le lundi 28 juillet 2008 18:39

« - Don't worry, time heals all wounds for your kind »


Le claquement régulier de la pluie contre les vitres était le seul accueil que lui réservait le jour depuis trois jours maintenant. Des nuages lourds d'une eau amère se déversaient sans discontinuer, envahissant les rues, trempant quiconque aventurait un pied dehors et jurer les Hommes qui avaient osé ce pas. Toute cette eau n'arrangeait en rien l'immense confusion qui régnait en elle.

Ca n'étaient plus que des bribes de sentiments que fabriquait son c½ur. Des pièces d'un puzzle qui ne pouvait plus s'assembler, qui trébuchaient sans cesse au bord de ses lèvres quand il fallait parler de lui. Son prénom restait coincé, roulé en boule au fond de sa gorge, incapable de sortir de sa bouche. Elle ne pouvait plus le laisser sortir de son corps. C'était tout ce qui lui restait de lui : des souvenirs formés d'images qui déjà, brouillent les traits de son visage qu'elle connaît si bien ; le son de sa voix qu'elle peut encore entendre parfois lorsqu' elle ferme les yeux et se concentre suffisamment , et la course de ses mains sur elle qu'elle sent encore...un peu. Mais elle le sait, tout ces morceaux d'histoire qu'ont tracé ses mains tant de fois sur sa peau, disparaîtront sans laisser de trace, noyés peu à peu dans le brouillard de la mémoire éphémère des sensations.
Cela ne fait que deux jours qu'il n'est plus là. Seulement deux jours et son absence n'a jamais autant rempli la maison qu'aujourd'hui. Pourtant, tout est encore là, bien à sa place : ses vieux disques 45 tours qu'il aimait tant reposent dans la bibliothèque , le fouillis de feuilles noircies de son écriture raturée par endroit l'attend sur son bureau ; comme si d'un instant à l'autre la porte allait s'ouvrir sous le bruit familier de ses clés tintant contre le métal de la serrure, le faisant apparaître fatigué, mais rayonnant de retrouver son foyer et celle qu'il aime ; comme si rien n'avait changé.
D'un instant à l'autre elle s'attend à le voir sortir de la chambre, titubant encore sous le poids du sommeil et se diriger vers elle pour enfouir sa tête dans le creux de son cou en marmonnant un bonjour amoureux, ses cheveux dérangés par les rêves lui caressant le visage. Toutes ces petites choses qu'il était s'en étaient allées avec lui sous terre. Même ses manies propres à la gente masculine contre lesquelles elle pestait au moins une fois chaque semaine, elle aurait tout donné pour les faire revivre ne serait ce qu'un jour de plus. Mais c'était trop tard. C'était fini. Plus personne ne refranchira la porte le soir. Son écriture ne se couchera plus sur ces dizaines de feuilles vierges, prêtes pour son manuscrit ; ses yeux ne rencontreront plus les siens, et son rire ne résonnera plus entre ces murs blancs. Il n'y aura plus personne, pour écouter ses rêves quand ils résonnent dans sa tête.
Tout restera, mais lui pas.

Si il lui restait encore quelque chose à donner pour être avec lui ne serait ce que quelque secondes, cela aurait fait longtemps qu'elle l'aurait cédé sans hésiter. Que lui reste t il sans lui ? Que reste t il de cette histoire que des larmes salées sur un mouchoir brodé ?
Elle sait qu'importe la vie qu'elle mènera, elle la traversera avec le sourire. C'est ce qu'il aurait voulu. Mais quel sourire... qui se doutera qu'il n'est qu'un rideau dissimulant la scène d'horreur d'un c½ur qui s'écorche à chaque battement ? qui pourra deviner qu'il suffit de regarder quelques secondes ses yeux pour apercevoir les débris d'un tout qui s'est brisé...?
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Je sais, c'est tristounet. Mes rêves sont remplis de tragédies romantiques ces temps ci.
Je suis en carence affective. C'est pitoyable.

« - Don't worry, time heals all wounds for your kind »

# Posté le mardi 03 juin 2008 17:13

Modifié le samedi 14 juin 2008 07:23

What's up?« Time changes everything, one truth always stay the same : you're still you » What's up?

le 30/04, vers les 18h00


« _ Reste comme tu es. Ne change surtout pas. Tu es très très bien, telle que tu es »

le 03/05/08

_______J'aurais préféré que ça ne soit pas mon médecin à qui je parle chaque semaine pendant une demie heure à trois quart d'heure, qui me dise ces mots. Mais tout de même, j'ai été touché là, au fond. Pour la première fois il me semble, je prends pour vrai ce compliment. Parce que c'est lui qui me l'a dit. Pour une fois, je sais que c'est pas du balancé pour faire plaisir ou un retour un peu forcé par un compliment qu'on a soi même donné.
C'est du vrai. Du concret. Du sincère qui m'a été donné avec un grand sourire et des yeux bienveillants. Je crois que petit à petit, au fur et à mesure de ces séances, je me rends compte que j'ai cessé de croire en pas mal de choses. Des petits mots et gestes par ci, par là , des sourires distribués qui ont perdu leur qualité à force d'être en quantité , des « merci » et des « je t'adore » grinçant de politesse. Sans vraiment m'en apercevoir, j'ai perdu l'habitude d'y croire. Je les laisse passer devant mes yeux, sans n'en prendre aucun bout à garder avec moi. Ca va, ça vient. Comme le monde que je côtoie autour de moi. Je pense à la fac surtout. Je fréquente pas moins de 500 personnes chaque jour, et 3 avec lesquelles je m'entends bien. Pas si mal non ? Moi qui avais à la rentrée, le c½ur serré d'avance face à la solitude qu'il allait devoir endurer. On imagine beaucoup de choses, sans cesse. Elles ne se déroulent jamais telles qu'on se les raconte. Ca a ses bons côtés parfois...et d'autres non.

_______Au mois d'octobre 2007, j'ai brutalement commencé à avoir ce que j'appelle maintenant communément, des « crises ». La nature de ces crises n'est à ce jour, toujours pas clairement identifiée. La cause, on s'en doute. Du mois d'octobre jusqu'à fin janvier je ne mangeais presque plus. Je buvais beaucoup, et mangeais rarement. C'étais bloqué. Complètement. La nourriture m'éc½urait, la seule chose que je pouvais avaler était du liquide. Ce qui n'est pas l'idéal pour tenir mes journées de 8 heures de cours. Pendant le premier mois j'étais obligée de sortir des cours, à peine rentrée. Ma crise démarrait au commencement des cours. Je ne pouvais pas rester. Impossible. Je paniquais, je ne gérais plus, je ne savais pas ce qui m'arrivais et j'avais peur pour ça. Ce qui n'aide pas à calmer les crises. Heureusement ayant récupéré l'été précédant la rentrée, les cours de médecine, je pouvais les rattraper ainsi. Mais ça n'est pas suffisant. Je m'en suis vite rendue compte. Et ça me tuait de devoir partir des cours à chaque début de crise. Parce que pour la première fois depuis que je fais des études, 90% des cours m'intéressaient. J'ai sentis que je ne m'étais pas trompée de voie, que c'était ça que j'aimais étudier, que c'était là mon avenir.
Je m'affaiblissais de semaines en semaines. Le manque de nourriture, les crises, les journées lourdes de cours, le travail à côté, je maigrissais. J'ai perdu en 3 mois une dizaine de kilos. Je fatiguais, mais je tenais encore par je ne sais quel miracle. Le corps a bien des ressources qu'on ne soupçonne pas, ça je l'ai bien appris et...vécu.
A la sortie des fêtes de Noël, là où beaucoup se plaignent du poids gagné, de lourdeurs digestives encombrantes et d'un empâtement visible, moi je continuais à maigrir. Beaucoup moins rapidement cependant. Mon homéopathe avait réussi à trouver un traitement capable de calmer les crises lorsqu'elles menaçaient de survenir. Il n'était pas radical, mais il m'aidait beaucoup à les gérer. J'ai pu me remettre à manger un peu. Fin janvier, février, les crises étaient moins fréquentes, seulement aux moments de fatigue. Je me sentais à nouveau bien, un était normal. Cela faisait presque 4 mois que j'avais oublié ce que c'était que d'être bien. On ne réalise pas que l'on est « bien », tant qu'on a pas été confronté à un état de malaise permanent pendant une durée plus longue que le jour ou la semaine. Les examens de février approchaient et j'ai pu retrouver un rythme de travail à peu près potable. J'ai passé les épreuves sans ennuis de crises. J'avais la trouille qu'elle surviennent pendant les heures d'épreuves. Nous sommes 1200 dans un des halls du parc des expositions (une petite salle de concert), pendant 1h30, sans pouvoir sortir avant la fin réglementaire de l'épreuve. Si on sort, on est disqualifié. Quand je dis la fin « réglementaire », ça n'est pas l'heure de fin de l'épreuve en elle-même. Mais l'heure à laquelle le président du jury annonce que l'on peut quitter nos places, après signature de confirmation des candidats, ramassage des copies et comptage. Il faut donc rajouter en moyenne une demie heure de plus que l'heure de fin marquée sur la convocation. Je n'ai pas eu de crises. J'étais contente pour ça. De février à avril, je n'ai plus eu de crises de l'ampleur de leur débuts. Ma vie était redevenue à mes yeux, normale. Je remangeais, mais bien moins qu'avant. Après des mois passés à ne rien manger, mon estomac n'était plus habitué à manger autant ,et rapidement se trouvait repu. Je prenais le nécessaire pour passer mes journées de cours. Parallèlement, ces dernières étaient beaucoup moins chargées en heures. L'emploi du temps avait changé après les épreuves de février, ce qui donnait plus d'heures dans la journée pour travailler (ou glander pour certains).
En avril, je suis partie la première semaine des vacances de Pâques, au ski avec mes parents. Les crises sont réapparues. Tous les jours, pendant une semaine, je me sentais mal. C'était reparti...
Quelques semaines avant le départ, j'avais pris la résolution d'accepter l'aide de mon homéopathe, de venir le voir une fois par semaine, pour qu'on essaye de résoudre l'origine de ces crises et ainsi mieux les gérer. Elles seraient essentiellement le reflet d'angoisses et de peur du passé, que j'ai refoulé. Pourquoi réapparaissent elles maintenant ?
Parce qu'à mes yeux, cette année est très importante. Ce concours est bien plus important que ne l'était le bac l'année précédente. La peur, l'inquiétude et l'angoisse, principalement inconscientes sont décuplées. Je suis sensible émotionnellement. Cette multiplication de peurs, a , pour la première fois, eu un impact direct sur mon physique. Leur ampleur n'était donc plus à négliger.

_______J'ignore si les visites chez mon médecin agissent sur mes crises. Je n'arrive pas à le savoir. Mais une chose est sûre : depuis que certains évènements et pensées de mon enfance et même les refoulés récemment, sortent de moi sous forme de mots, vers un destinataire qui veut vraiment aider, qui est là pour ça, qui est là pour moi, je me sens plus en paix avec moi-même. Comme une décharge vers l'extérieur qui n'attendait que de sortir. Bloquée par le regard des autres, enfermée par les préjugés du monde, emprisonnée faute de n'avoir pu trouver personne autour pour l'aider.

_______Depuis quelques jours, mes crises ont repris. Seulement, j'arrive malgré tout à les gérer un peu mieux. Je les connais encore mal, et j'en ai encore peur. Mais moins. Et rien que ça, fait que je peux manger toujours un peu dans la journée, parce que tout n'est pas autant bloqué qu'aux débuts. Les examens, les derniers de l'année, sont dans 17 jours. Intérieurement j'ai la frousse, toute cette masse de travail... Les crise en profitent pour montrer le bout de leur nez. J'ai 17 jours à tenir, plus les 3 jours et demi d'examen...
A ce jour, je mange toujours, mais je crois que je ne mangerais plus autant qu'avant l'apparition des crises. Depuis leur débuts, j'ai perdu 12 kilos, et n'en n'ai repris qu'un.



Sinon, histoire de continuer mon racontage de life, il y a presque 15 jours, je me suis ramassée en courant après mon bus, à la sortie de la fac de médecine. Résultat : mes genoux ne se sont pas ratés, j'ai deux accrocs à mon jean que ma moman m'a réparé, il fait beau et pour une fois que je veux me mettre en jupe, eh bien va falloir attendre. J'ai eu mon bus quand même.
La musique qui inonde avec plaisir mes oreilles en ce moment est la voix de ce jeune homme avec ses fabuleuses chansons telles que celle là, celle ci ou encore qui m'a fait fondre comme une madeleine. Je l'ai découvert par la série américaine Ally Mc Beal. Ahah, moquez vous. Ouaip, Ally Mc Beal...j'ai terminé la 5ème et dernière saison il y a une semaine. Et ça me manque bordel. J'ai jamais autant pleuré pour un film, encore moins une série. Même le Titanic n'avait rien en poids de larmes comparé à Ally Mc Beal.

Ah oui, autre petite remarque : plus la date des examens approche, et plus je lis. Hier j'ai compté : 15 livres d'avance achetés en moins d'un mois m'attendent sur une étagère spéciale. Faudrait que j'arrête. Mais je peux pas.
Noble addiction non ?


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Camille Laurens / Dans ces bras là
Shan Sa / Porte de la Paix Céleste
Markus Zusak / La Voleuse de livre ( fin ma-gni-fi-que dans sa chute, je suis restée complètement hébétée par la façon _____________________________dont il a mené la fin, pendant au moins 10 minutes après l'avoir refermé)
Michel Faber / La Rose pourpre et le lys _ Tome 1 & 2
Alizé Meurisse / Pâle sang bleu

# Posté le mercredi 30 avril 2008 14:21

Modifié le mardi 07 octobre 2008 08:53

Elle a lu :Au Sud de la frontière, à l'Ouest du soleil__________________. . . . . .Haruki Murakami. . . . . .

Elle a lu :Au Sud de la frontière, à l'Ouest du soleil__________________. . . ♪. . .Haruki Murakami. . . ₮ . . .

__»_ Le froid d'hiver s'échappe
_de ses lèvres au rythme
_de son pas battant le pavé. Ca
_n'est qu'un café , juste qu'un _café. Ce matin elle l'avait _croisé au détour de sa flânerie _parmi les nombreux papiers _encrés d'histoire que sont les _livres. A peine un mois sans lui. _Elle aurait presque pu arriver à _s'ôter de sous sa peau ses mains, _ses mots qu'il lui murmurait et _couraient en elle à chaque fois _qu'ils faisaient l'amour. Presque. _Si et seulement si elle ne _retrouvait pas son visage à _chaque coin de phrase évoquant _un visage masculin. Les traits de _l'Amour. Partout dans les lignes _il y avait un mot de lui, un _souvenir qui l'attendait en fin de _page.


L'histoire s'évaporait quand elle fermait d'un coup sec son livre, la sienne resurgissait effroyablement dans le silence d'un c½ur qui se fissure. Elle aurait put
.
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Les passants pressés, les rues oppressées, la vie circulante disparaissait sous ses yeux. Elle entendait à peine ses talons résonner sur l'asphalte. Ses yeux se remplissaient de l'odeur délicate de sa peau au réveil, de la couleur de ses journées passées, une étoile au coin de chacun de ses sourires ; du son que prenaient ces mots qu'il choisissait spécialement pour elle le soir ; des morceaux d'histoire passée à ras bord du regard, elle ne le vit pas arriver au devant d'elle. Elle se heurta à cette même poitrine qui remplissait encore ses prunelles claires. Il était là, posté devant elle avec ce sourire qui l'avait tant fait rêver. Comment tu vas ? Tu as l'air en forme. Merci, toi aussi. Comment va Claire ? Bien, merci. Et le bébé ? bien aussi. Tu as l'air heureux. Tu me manques tu sais. Silence.
Le brouhaha de la rue bourdonnait à peine dans ses oreilles. J'ai envie de toi criait-elle dans sa tête. Fais-moi l'amour là. Allons chez moi. C'est à deux pas. Fais le. Je veux te sentir en moi. Être à toi. Et rien qu'à moi, à moi et plus à elle. Je veux te voler. Prends moi, emporte moi. Là, juste là. Tout de suite, maintenant. Pas demain, ni après demain, ni dans un an. Maintenant. Sauve moi. Reprends moi et inonde moi de toi, tes lèvres, ta peau, tes mains, ton désir. Noie moi en toi. Bien sûr elle ne lui a pas dit tout ça. Quelle égoïste cela ferait d'elle. Sa vie n'est plus la sienne, il a trouvé ailleurs autre monde que le sien.
Tu..n'as pas répondu. Elle sait, elle n'a rien dit, mais là, au fond d'elle, ça se bouscule aux portes de son c½ur perdu dans des souvenirs qu'elle croyait dépassés. Elle ne fit que lever ses yeux et les poser au bord des siens. Ils n'avaient pas tant changés que ça on dirait. Toujours la même étincelle au fond qui danse, danse...a dansé pour elle. Est-ce encore la sienne qui danse encore aujourd'hui ?
Tu me manques...encore trop tu sais. Murmurés, glissés dans son oreille trouvée près de ses lèvres sans qu'elle s'en soit rendue compte. Ils sonnent justes. Les étoiles se rallument derrière ses paupières closes. Il est là. Tout près, il est là ,comme avant. Et ils tirent le passé jusqu'à ce moment, forcent le temps à se plier aux souvenirs de ce qu'ils étaient, à 1+1 = 2. Plus qu'une affaire de chiffres, nous est redevenu présent, il galope à toute allure sur la ligne du temps. Il n'y a plus de toi ni moi, il y a nous, rien que nous et nos corps fiévreux dans l'hiver glacial. Soudain, tu ne pouvais plus, trop de temps avait passé, ça ne galopait plus, il t'avait perdus, vous étiez séparés, tu ne sais pas comment c'est arrivé mais tu n'étais plus avec lui, vous n'étiez plus ensemble, le texte avait changé ou tu avais perdu la page.

Bruit de porte, tintement de clés jetées à la figure de la réalité. Intérieur presque noir de ton appartement, tout comme ton histoire.
Ca n'était qu'un café...non?. Sucré, doux comme le souvenir du meilleur qu'on ait un jour goûté. Et au bord duquel on ne retrempera plus jamais ses lèvres parce qu'il était unique, avec son caractère, son goût, sa force et sa chaleur rassurante.
Comment est - ce arrivé ?





# Posté le vendredi 14 mars 2008 17:09

Modifié le mardi 07 octobre 2008 08:56