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____If you trip over love, you can get up But if you fall in love, you will fall forever____

____Je me souviens de toi. De tout. Ou presque. Des centaines de souvenirs me flashent à la figure lorsque tu es là. Je me revois comme avant. Le c½ur qui bondit dans ma poitrine sans prévenir, parce qu'il te voit arriver. Il t'attendait, chaque jour. Mon sourire se souvient du tien quand nos regards se croisaient. Il se souvient de la douleur infligée au c½ur. La déchirure de te voir ailleurs. Une peine amère, alors que tu étais là pour moi. Il suffisait que je demande et tu venais. Tu laissais tout tomber. J'avais 14 ans et je ne comprenais rien à tout ça. Je ne voyais que toi et ces filles. Tes conquêtes provisoires, tes plaisirs éphémères, ton c½ur indifférent à elles. J'ai pleuré pour toi. C'était la première fois que des larmes coulaient pour ça. Je t'ai aimé si fort, que lorsque la déception m'a fait tomber je t'ai haïs. Jusqu'au fond de mon être je t'en ai voulu, j'ai repoussé tous mes souvenirs et les ais rayés de la mention « inutile ». C'était terminé lorsque tu es parti. Il n'est resté de toi pendant toutes ces années, qu'un sentiment de dégoût à l'évocation du souvenir. Même une photo de toi me rendait malade. Je ne pouvais plus me souvenir de toi. Il fallait que je change d'histoire alors mon être a choisi de t'effacer de moi.
Il a tellement bien fait son travail que lorsque je te vois maintenant, mon c½ur reste silencieux dans ma poitrine. Il ne danse plus pour toi, pour ta voix, et ton sourire. Mais tu as changé. Ce désir entêté que tu as de me prouver à chaque geste , à chaque parole pour moi, que tout à changé. Ou presque. Quelque chose s'est brisé un jour en toi, pour une fille. Ce mur d'indifférence s'est fendu et ton c½ur s'est rendu, soumis et amoureux jusqu'à tout sacrifier. Elle t'a changé. Même si elle t'a écorché le c½ur à te tromper, elle t'avait façonné autrement et ouvert des yeux nouveaux. Tu n'as pas pu revenir en arrière, comme avant. Tu te détestes au passé.

« Cela aurait pu être toi tu sais... »
« Non. »
« Pourquoi ? »
« Parce que tu étais trop ailleurs pour être là. Et moi j'avais déjà tiré un trait sur ton c½ur ».
« Ca aurait pu être toi...je le sais...
»

Je n'ai même plus peur d'être avec toi. Te perdre maintenant, ne m'écorcherait pas. Je t'ai déjà perdu autrefois, mon c½ur a blindé sa mémoire et refuse l'accès à ton nouveau toi. Pourtant, il y a tout ce qu'il a toujours voulu : de l'écoute, du partage, de l'attention, du romantisme, du vrai, de l'honnêteté. Mais malgré la mémoire de t'avoir aimé, je ne suis plus sûre de pouvoir y retourner. Tu sembles si attaché...déjà. Déjà tu me dis presque chaque jour que je te manque. Tu annules des projets que tu adores pour moi. Tu prévois tout, tu fais des kilomètres pour 3 heures avec moi, tu m'invites à tout, quelqu'en soit le prix. Je ne suis pas aveugle, je vois que pour toi, le c½ur est plus loin que le mien. Si je regarde autour de moi, je me mets à avoir peur. Peur pour toi. De ne pas arriver à aimer autant que toi.
J'ai toujours été persuadée que dans mes relations je serais celle qui aimerait le plus, donnerais le plus, tellement j'ai à donner. Tu es en passe de devenir la première exception. J'ai envie de te crier que tu ne devrais pas. D'arrêter tout ça, de ne pas aller si vite en sentiments, parce que derrière, mon c½ur est à la traîne et terrifié de ne pas te rattraper. Mais tu fais tout dans les formes, tu ne hâtes rien. C'est toujours ce que j'ai voulu. Comment le sais tu ?
Je sais qu'il y aura un nous. Je veux qu'il y en ait un, parce que 4 ans plus tôt, j'en ai pleuré de n'avoir pu le construire. Mais j'ignore ce qu'il adviendra de moi. Je sais, que je te ferais du mal. Parce que je suis à la traîne, que j'ai peur et que je ne sais pas ce que je fais. J'ignore si le temps me fera t'aimer. Mais je veux essayer, parce qu'une histoire avec toi, ressemble à celle d'un conte imaginaire, qu'on rêve de posséder et de vivre au moins une fois dans sa vie. Et tant pis si ça échoue. J'aurais volé sur mon tapis volant au moins. Et je n'aurais pas de remords de n'avoir pas cru qu'un tapis, ça pouvait voler, avec un peu de magie et de foi.




# Posté le mercredi 28 janvier 2009 05:22

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 12:34

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