New Moon on the road !

Le tout premier trailer de New Moon.



Un peu déçue de son contenu. Mais agréablement surprise par la qualité de l'effet spécial pour la transformation de Jacob en loup =)





# Posté le lundi 01 juin 2009 13:12

You can't play on broken strings.

You can't play on broken strings.

____Quand quelque chose se casse, on dit qu'il y a toujours un moyen de réparer. C'est vrai. Si c'est un objet, recolle le ; un bras, une jambe, plâtre le ;à un c½ur brisé,on lui dit : « remets toi en ». Ca passe. Tout passe il paraît. « Laisse le temps faire son ½uvre », « le temps guérit de tout ». Des banalités, des lieux communs on pourrait dire. On ne peut affirmer que c'est faux. Que le temps fait tout passer. Qu'on oublie. Simplement parfois, on ne vit pas assez longtemps pour voir la douleur s'atténuer jusqu'à disparaître. Il y a des chagrins qui se sèchent dans un mouchoir et s'y oublient une fois celui-ci à la poubelle. D'autres mettent plus que des boîtes de tissus à s'en remettre. Il leur faut arracher les souvenirs, se blinder contre ce sentiment d'anéantissement et de vide qui surgit sous nos pieds. Certains n'arrivent plus à construire aussi bien qu'avant. Il y a des ratés, des erreurs de transcription de soi qui surviennent. On ne comprends plus le monde aussi bien et aussi facilement qu'avant. Parfois c'est une vision meilleure qui nous est donnée. Pour d'autres, le monde s'est soudainement recouvert d'un voile noir, difficile à déchirer. Plus que tout, il y a une peur. Encore inconnue jusqu'à maintenant, on ne faisait qu'en entendre parler. Encore quelque chose de stupide on se disait alors. Avoir peur de retomber. D'avoir mal aussi fort encore. D'envisager qu'on s'en sortira peut être pas cette fois, que la première fois c'était un coup de chance. Celle du débutant.
____On apprend de nos erreurs. C'est horrible de se planter en amour. L'autre nous déçoit. Nous quitte. Nous frappe. Nous fait pleurer. Nous plante une lame là où ça fait mal. Il nous trahit. Puis c'est fini.
L'Amour nous a ouvert la poitrine et mis à découvert notre c½ur. Quelqu'un a pu alors entrer et tout saccager. On construit toutes ces défenses, on érige toute cette série d'armures toutes plus improbables les unes que les autres, pour que rien ne nous fasse mal ici bas. Et un jour, une personne, pas si différente des autres finalement, arrive dans notre vie. Malgré soi et malgré elle, on lui donne une part de soi. Sauf qu'un jour, elle a fait quelque chose de vraiment stupide avec, comme t'embrasser, ou juste te sourire. Et ta vie n'est plus tienne alors. Elle devient sienne.
____L'Amour prend en otage. Rentre en toi. Te dévore et te laisse, seul à pleurer dans le noir aussi simplement qu' une phrase comme « il vaudrait mieux qu'on reste ami » se transforme en un éclat de verre qui tranche la chair, creuse son chemin jusqu'à ton c½ur. Et ça fait mal. Pas que dans l'imaginaire. Pas que « dans ta tête ». non, c'est une vraie douleur, une de celle que tu sens te mettre en morceau et te les disperse de façon à ce que tu ne les distingues même plus sous tes larmes.
Un morceau de nous nous est arraché et balancé au loin comme un vulgaire caillou qu'on jette « comme ça ».



____Après tout ce que j'ai pu entendre, j'aurais cru qu'un déception amoureuse d'un premier émoi ne s'oubliait pas. Que c'était impossible de la détacher de soi. Les souvenirs, les odeurs, le désir qu'on avait alors pour l'autre nous restait tatoué sous la peau jusqu'à la fin. Lorsque j'ai revu H. , premier violent émoi de mes 13 ans, il n'y avait rien. Le c½ur refusait de redémarrer comme avant. Les pensées demeuraient claires et les souvenirs, bien que présents, ne me pinçaient même plus en regret. Que s'est il passé ? Je n'ai pas oublié. Je n'ai pas oublié ton visage, ta voix, tes yeux, tes mimiques. Non, tout est bien là. Je t'ai juste effacé de mon c½ur. Tu n'avais plus rien à y faire, je ne voulais plus de toi en moi. Tu étais une erreur. Tu demeures une erreur que je ne veux pas faire. La donne a changé certes. Ce que je ne voulais pas en toi, n'est plus là. Autre chose l'a remplacé. De bien pire. Promesse d'un échec certain et d'un bout de chemin, enchaînée à te plaire. Il n'y aurait plus eu de moi, mais celle que tu voudrais que je sois. Une femme parfaite à tes critères. Pas les miens. Comment peux tu m'imposer ça ? Il faut être deux à s'adapter chacun. Pas seul à se sacrifier.

____Alors tant pis, je demeure seule, comme je le suis depuis bien longtemps. Je prends ce qu'on me donne. Je souris à celui qui me fait tant de bien, je respecte la place qu'il m'attribue. Son c½ur appartient déjà à quelqu'un. Hors de question que je tente un braquage en lui, en lui arrachant de force un amour précieux qu'il porte en lui. Même si je sais que je pourrais. Même si, arrivée un peu plus tôt, ça aurait été moi en lui. Je suis alors les limites qu'il instaure au fur et à mesure. Parfois quelques pas de plus en avant, à d'autre temps en arrière. J'avance avec lui, de l'autre côté de la ligne, prête à traverser. A lui de m'inviter à la franchir.

# Posté le vendredi 10 avril 2009 13:06

Les petites morsures _ Aurore Guitry



Je suis assise en face de lui, perdue au milieu des souvenirs que rappelle son visage. J'hésite entre la douleur et l'excitation. J'oscille entre le plaisir de le revoir, et la souffrance qui a mis des années à se muer en silence. Il est parti un jour, sans prévenir, me quittant devant une classe entière, moi qui comptais tant sur lui. Et là, il surgit du passé d'un coup, avec quelques rides en plus, toujours le même parfum et un sourire bienveillant qui décore le coin de ses lèvres.
Je ne réalise pas.
Je rêve.
[...]
J'ai la voix qui tremble. J'ai beau me racler la gorge, prendre le temps qu'il faut pour bien penser ma réponse, l'assurance ne vient pas. Je ne l'avais que lorsque j'étais seule dans ma chambre, la nuit, à parler au mur comme si c'était lui. Mais sa chair m'indispose.
Même mon passé ne peut s'empêcher de m'interroger sur mon boulot, de mettre le doigt sur l'absence d'avenir.
[...]
En lui répondant j'ai le regard qui s'engouffre dans le creux de ses lèvres [...] Comme ils m'ont manqué ce regard, cette main tendue qui accompagnent dans l'étude. Je voudrais que le temps s'arrête, fige la scène et lui avec.
Surtout lui.
Pour me donner l'occasion de bien m'en imbiber, me tremper dans son odeur, m'assourdir au son de sa voix.
Quand j'ai revu Stéphane, son visage n'a fait qu'éveiller un vieux rhumatisme, pointer le doigt sur une vieille cicatrice. Mais en face de monsieur D. , là, dans ce café, j'ai à la place du c½ur une grosse écorchure, qui saigne quand il se tait et se referme quand il parle. Rien qu'à le regarder, j'ai mes quinze ans et mon amour qui ressuscitent.
[...]
Justement ! Je suis venue ici pour y réfléchir, à l'écart des regards indiscrets, en retrait, dans l'ombre. J'avais d'ailleurs choisi une place, liée à mon passé, en me disant que ça m'aiderait à me choisir un avenir.
Et c'est toi, mon plus grand regret, mon premier amour en forme de blessure, qui m'as devancée.
Je voudrais être frappée de surdité, là, tout de suite. La morsure s'est rouverte. La trace de ses dents est encore visible, sur le coin droit de mon âme. Regarde-la bien, avant d'y replanter tes crocs.






# Posté le vendredi 27 février 2009 12:08
Modifié le vendredi 10 avril 2009 12:53

____If you trip over love, you can get up But if you fall in love, you will fall forever____

____Je me souviens de toi. De tout. Ou presque. Des centaines de souvenirs me flashent à la figure lorsque tu es là. Je me revois comme avant. Le c½ur qui bondit dans ma poitrine sans prévenir, parce qu'il te voit arriver. Il t'attendait, chaque jour. Mon sourire se souvient du tien quand nos regards se croisaient. Il se souvient de la douleur infligée au c½ur. La déchirure de te voir ailleurs. Une peine amère, alors que tu étais là pour moi. Il suffisait que je demande et tu venais. Tu laissais tout tomber. J'avais 14 ans et je ne comprenais rien à tout ça. Je ne voyais que toi et ces filles. Tes conquêtes provisoires, tes plaisirs éphémères, ton c½ur indifférent à elles. J'ai pleuré pour toi. C'était la première fois que des larmes coulaient pour ça. Je t'ai aimé si fort, que lorsque la déception m'a fait tomber je t'ai haïs. Jusqu'au fond de mon être je t'en ai voulu, j'ai repoussé tous mes souvenirs et les ais rayés de la mention « inutile ». C'était terminé lorsque tu es parti. Il n'est resté de toi pendant toutes ces années, qu'un sentiment de dégoût à l'évocation du souvenir. Même une photo de toi me rendait malade. Je ne pouvais plus me souvenir de toi. Il fallait que je change d'histoire alors mon être a choisi de t'effacer de moi.
Il a tellement bien fait son travail que lorsque je te vois maintenant, mon c½ur reste silencieux dans ma poitrine. Il ne danse plus pour toi, pour ta voix, et ton sourire. Mais tu as changé. Ce désir entêté que tu as de me prouver à chaque geste , à chaque parole pour moi, que tout à changé. Ou presque. Quelque chose s'est brisé un jour en toi, pour une fille. Ce mur d'indifférence s'est fendu et ton c½ur s'est rendu, soumis et amoureux jusqu'à tout sacrifier. Elle t'a changé. Même si elle t'a écorché le c½ur à te tromper, elle t'avait façonné autrement et ouvert des yeux nouveaux. Tu n'as pas pu revenir en arrière, comme avant. Tu te détestes au passé.

« Cela aurait pu être toi tu sais... »
« Non. »
« Pourquoi ? »
« Parce que tu étais trop ailleurs pour être là. Et moi j'avais déjà tiré un trait sur ton c½ur ».
« Ca aurait pu être toi...je le sais...
»

Je n'ai même plus peur d'être avec toi. Te perdre maintenant, ne m'écorcherait pas. Je t'ai déjà perdu autrefois, mon c½ur a blindé sa mémoire et refuse l'accès à ton nouveau toi. Pourtant, il y a tout ce qu'il a toujours voulu : de l'écoute, du partage, de l'attention, du romantisme, du vrai, de l'honnêteté. Mais malgré la mémoire de t'avoir aimé, je ne suis plus sûre de pouvoir y retourner. Tu sembles si attaché...déjà. Déjà tu me dis presque chaque jour que je te manque. Tu annules des projets que tu adores pour moi. Tu prévois tout, tu fais des kilomètres pour 3 heures avec moi, tu m'invites à tout, quelqu'en soit le prix. Je ne suis pas aveugle, je vois que pour toi, le c½ur est plus loin que le mien. Si je regarde autour de moi, je me mets à avoir peur. Peur pour toi. De ne pas arriver à aimer autant que toi.
J'ai toujours été persuadée que dans mes relations je serais celle qui aimerait le plus, donnerais le plus, tellement j'ai à donner. Tu es en passe de devenir la première exception. J'ai envie de te crier que tu ne devrais pas. D'arrêter tout ça, de ne pas aller si vite en sentiments, parce que derrière, mon c½ur est à la traîne et terrifié de ne pas te rattraper. Mais tu fais tout dans les formes, tu ne hâtes rien. C'est toujours ce que j'ai voulu. Comment le sais tu ?
Je sais qu'il y aura un nous. Je veux qu'il y en ait un, parce que 4 ans plus tôt, j'en ai pleuré de n'avoir pu le construire. Mais j'ignore ce qu'il adviendra de moi. Je sais, que je te ferais du mal. Parce que je suis à la traîne, que j'ai peur et que je ne sais pas ce que je fais. J'ignore si le temps me fera t'aimer. Mais je veux essayer, parce qu'une histoire avec toi, ressemble à celle d'un conte imaginaire, qu'on rêve de posséder et de vivre au moins une fois dans sa vie. Et tant pis si ça échoue. J'aurais volé sur mon tapis volant au moins. Et je n'aurais pas de remords de n'avoir pas cru qu'un tapis, ça pouvait voler, avec un peu de magie et de foi.




# Posté le mercredi 28 janvier 2009 05:22
Modifié le mercredi 28 janvier 2009 12:34

J'aime ce toi qui n'appartient à personne.

J'aime ce toi qui n'appartient à personne.

Find a guy who calls you beautiful instead of hot,
who calls you back when you hang up on him,
Who will lie under the stars and listen to your heartbeat,
Or will stay awake just to watch you sleep...
Wait for the boy who kisses your forehead,
Who wants to show you off to the world when you are in sweats,
Who holds your hand in front of his friends,
Who thinks you're just as pretty without makeup on.
One who is constantly reminding you of how much he cares and how lucky his is to have you....
The one who turns to his friends and says,
'that's her.

- - - - - - - - - - - - - -


Mes livres de l'année 2008


Saga Twilight (4 Tomes) - Stephenie Meyer
La Voleuse de Livres - Markus Suzak
La Nostalgie de l'Ange - Alice Sebold






Dessin fait à partir d'un modèle d'ici , Encre noire de Chine.


# Posté le jeudi 27 novembre 2008 16:00
Modifié le vendredi 16 janvier 2009 12:20